Ce cours explorera les nouvelles voix de la littérature et d’autres culturelles expressions francophones urbaines en France, sous un angle postmigrant, décolonial et intersectionnel. Nous proposons d’analyser des romans contemporains et des œuvres d’art urbain récentes afin de rendre visibles des expériences émergents. L’approche sera interdisciplinaire : la littérature est reliée à la sociologie des banlieues, à l’histoire coloniale et aux études culturelles pour comprendre les enjeux sociaux et identitaires de ces textes et images. Nous mettrons en lumière les voix d’écrivain·e·s comme Faïza Guène, Rachid Djaïdani, Kaoutar Harchi, Léonora Miano et Sabri Louatah, qui abordent les réalités des quartiers populaires, les héritages coloniaux et les identités multiples. En parallèle, il ouvre le champ à l’analyse d’œuvres d’art visuel produites dans l’espace urbain, par des artistes comme Miss.Tic, JR, YZ (Yseult Digan) et Zlotykamien, en interrogeant la manière dont le street art, la photographie et le collage rendent visibles les récits de femmes, de racisé·e·s et de figures marginalisées.
Inscrit dans le tournant postmigratoire des études littéraires, nous voulons faire découvrir les trajectoires créatives de jeunes auteur·e·s et artistes issus de l’immigration, et d’en analyser les formes et discours. À travers la lecture de textes littéraires, l’étude d’œuvres visuelles et la mobilisation de savoirs issus de la sociologie, de l’histoire et des études culturelles, les étudiant·e·s seront invité·e·s à développer une lecture critique de la société française contemporaine depuis ses marges créatives.